Re: Accessibilité
Date: le 26 juin 2006 à 04:02
OBJET : E-COLLOQUE - ACCESSIBILITE DES SSM
Réactions au texte rédigé à la suite du colloque : « Aux portes du soin : l'accessibilité en santé mentale »
Voici quelques réactions par rapport à ce document de travail édité par l'Institut Wallon pour la Santé Mentale.ceci dans l'esprit .. ? ? par l'initiative du E-COLLOQUE qui propose aussi le thème de l'accessibilité des SSM.
Dans l'ensemble, ce document nous semble bien conforme à l'idée politique contemporaine générale et en tout cas à l'esprit soutenu, à nos yeux, par l'Institut Wallon.
Nos réactions iront dans le sens habituel, bien connu sans doute de l'institut.ces mêmes réactions témoignent du fait que le dialogue reste bien difficile, dés lors qu'il s'agit de tenter d'ouvrir d'autres perspectives.
Recommandation N°1.
- Les troubles de santé mentale :
L'utilisation de ce vocable « les troubles » pour contemporain qu'il soit, ne cesse de nous « troubler ».
Sans doute beaucoup de questions se posent-elles en termes de santé mentale.
Chaque sujet a à s'interroger sur ce qui lui advient et sur ce qu'il veut faire de sa vie.
Chacun, s'il est humain, est évidemment « troublé » par toute une série de questions.
Le « trouble » est donc une position humaine normale et ne réfère en rien, à nos yeux, à une maladie.
Pourquoi ne pas appeler un chat, un chat c'est à dire une maladie, « une maladie », sans compromis. La question des troubles qui est une question éminemment humaine donc qui sollicite tous ceux qui s'intéressent aux questions de santé mentale.
- La première ligne :
Nous maintenons la position que la 1er ligne, dans le « champ de la santé mentale » est bien constituée par le réseau ambulatoire et par les institutions qui le constitue : les SSM , les CRF-Psy, les plannings familiaux.
Ceci n'exclut pas qu'il y ait également une « première ligne » en médecine. A ce moment là, ce sont effectivement les généralistes qui sont en 1er ligne, voir les urgentistes.
Nous ne pensons donc pas qu'il y ait un « défaut intrinsèque » de formation des intervenants de 1er ligne, si on s'accorde sur le fait que « chaque champ » a nécessairement une première ligne.
Nous ne pensons PAS qu'une formation à l'intervention spécifique en santé mentale soit généralisable..même s'il est vrai que les questions de santé, elles, concernent tous les citoyens.
2.
- Service généraliste ( ou démarche spécifique) :
Non !
Nous ne pensons pas que les services en santé mentale soient des services « généralistes ».
Au contraire, les SSM ont une position de travail spécifique, qui leur est propre, axée sur la question du sujet.
Ils n'ont pas la prétention d'être généralistes.
Au contraire, leur action est singulière.
Nous ne pensons pas qu'une intervention en santé mentale puisse être réalisée par n'importe quel soignant du monde médical, de l'aide sociale...
La formation en santé mentale n'est donc pas « généralisable » même s'il est vrai, à nos yeux, qu'elle peut faire l'objet d'une réflexion permanente.
- Des lieux communautaires favorisant le bien être :
Nous sommes d'accord avec cette proposition.
Nous proposons, concrètement, que les « maisons vertes « puissent être soutenues de façon plus active.
- Parler de santé mentale au tout public :
A nos yeux, il ne semble pas difficile de « déstigmatiser » les questions de santé mentale à condition de reconnaître et de spécifier un champ propre à la santé mentale et un « autre champ » propre à la médecin, voire à la psychiatrie.
Aussi longtemps qu'on confondra le terme de santé mentale avec celui de maladie mentale, évidemment que la déstigmatisation ne sera pas simple puisqu'elle sera alors une sorte d'hypocrisie.
Les courants contemporains parlent effectivement de santé mentale pour parler de psychiatrie, de façon déguisée.
C'est là que nous avons tout faux ! !
- Aménager des espaces de paroles et d'information pour les usagers :
Ce petit texte là montre bien la confusion entre représentation de la santé et représentation de la maladie.
De surcroît, il nous semble réduire les questions de santé mentale aux questions à caractère plus médical.
Non, en santé mentale, il ne suffit pas diagnostiquer pour pouvoir traiter.
Il s'agit d'établir une relation à caractère psychothérapeutique qui engage l'un et l'autre partenaire autour d'une réflexion concernant les questions du sujet.
Dans ce sens là, il ne s'agit pas simplement d'une information.
Au contraire, une intervention en santé mentale est peut-être pertinente dés lors que l'information n'est pas suffisante ou pas entendue.
C'est une « alternative » qui est d'autant plus intéressante que Internet est source de beaucoup d'informations.
- Les enseignants et la santé mentale :
Il nous semble effectivement pertinent que des « ponts » puissent être posés entre le champ de la santé mentale et le champ de la pédagogie ou le champ de l'éducation.
Toutefois, il nous semble que ces champs doivent être déterminés, précis..préalablement.
Ils ne peuvent être confondus.
Il ne s'agit pas de faire des enseignants, des intervenants en santé mentale.
Il ne s'agit pas non plus de faire des éducateurs, des intervenants en santé mentale même s'il est vrai qu'ils sont partenaires pour aider un sujet à se déployer.
Leurs spécificités d'intervention ne sont pas les mêmes.
Pour créer des ponts, il faut des berges bien dessinées.
3.
- Promouvoir l'information de la famille :
Ce petit texte nous semble fondamentalement confondre la question de la « communication » et celle de la « relation ».
Brièvement, nous sommes sans doute dans un monde ou la communication est extrêmement facilitée par l'informatique.
Il n'en reste pas moins vrai pour autant que chacun se sent de plus en plus seul parce que, « communication n'est pas une relation ».
Communiquer c'est donner une information.
Entrer en relation, c'est prendre un risque, celui de perdre et de gagner quelque chose.
Ici encore nous retrouvons les mots de « psycho-éducation ».
Il s'agit là d'une traduction d'un texte néérlandophone qui, en français perd complètement son sens.
Le terme « psycho-éducation » ne veut rien dire si on l'analyse correctement.
On éduquera jamais la psychée.
On ne mettra jamais l'inconscient en boite.
En contrepartie, on peut évidemment interpeller le sujet pour qu'il s'interroge sur sa propre existence.
Nous sommes bien conscients que tous les programmes thérapeutiques contemporains se conçoivent en terme de psycho-éducation c'est à dire en terme de « programmes pré-établis », permettant une sorte de « formatage » rassurant des sujets en fonction d'une norme pré-établie.
Il s'agit là d'une position politique de santé mentale qui nous inquiète au plus haut point.et qui va à CONTRESENS de la notion même de santé mentale.
- Diffuser de l'information - Le réseau :
Nous sommes assez d'accord avec l'ensemble de ce texte.
Toutefois, nous devons insister sur le fait que nous sommes inquiets de voir se multiplier à l'envie les organes d'information et de coordination, même dans le champ de la santé mentale.
Cette démultiplication est telle que nous nous demandons encore qui a le temps de « travailler » ?
Que coordonne tous ces services dés lors qu'il n'y a plus que des services de coordination et plus des services prêts à travailler sur le terrain.
C'est sans doute une caricature, mais elle vaut la peine d'être entendue.
Ceci dit, il est vrai que nous soutenons sans réserve les collaborations avec les médecins traitants à condition qu'il s'agisse bien de collaboration, c'est à dire de : cum-laborer, de travailler ensemble de façon peut-être non nécessairement concertante.
- Instaurer des lieux autre que les services d'urgence :
Nous ne pouvons que soutenir la création de services « d'accueil de crise » en particulier pour les adolescents.
Il s'agit bien clairement de différencier la crise psycho-sociale de l'urgence médicale.
Pour l'urgence médicale, les structures sont bien en place.
Pour la crise psycho-sociale il faudrait effectivement soutenir des lieux d'accueil spécifiques.
4.
Recommandation N° 2.
- Considérer l'usager comme acteur de son devenir :
Nous sommes 100% d'accord avec cette position.
Rappelons toutefois qu'elle demande du temps et que la tentation d'imposer nos propres vues comme étant les meilleures, au sujet qui sollicite une aide, est très très grande.
Nous pensons en cela que la « clinique de la concertation » met le sujet au centre de son histoire. c'est vrai ! mais en tant qu'objet car il nous semble illusoire d'imaginer qu'un sujet, déjà en difficulté avec les propres questions existentielles que sont les siennes, puisse exprimer « en toute liberté » ses idées devant un aréopage de professionnels surtout lorsque ce groupe est extrêmement disparate.
- Tenir compte de la spécificité de chacun :
Evidemment, nous sommes d'accord avec cette position. Nous partageons l'idée que des « intrus » devraient davantage être invités au sein des réunions cliniques discutant de situations particulières.
Toutefois, rappelons que lorsque dans une équipe inter ou trans-disciplinaire de santé mentale, un professionnel prend le risque d'exposer une situation clinique, il interpelle toute une série de collègues qui sont en réalité déjà des « intrus »puisqu'ils ne sont pas impliqués dans la situation clinique.
La question de la continuité des soins nous semble fondamentalement posée.
En médecine, cette continuité est un atout exceptionnellement important tant sur le plan économique que sur le plan de la cohérence du sujet.
Dans les questions de santé mentale ce qui nous semble important est une sorte de « discontinuité » puisque chaque fois qu'un patient vient se poser devant un intervenant, il a justement la possibilité de « se raconter » de façon tout à fait neuve et donc créatrice.
Cette discontinuité nous semble spécifique au champ de la santé mentale.
De surcroît, mettre par écrit, au travers de notes, nos idées, nos hypothèses quant à la problématique d'un sujet est une chose évidemment nécessaire. Mettre ces notes à disposition des sujets ou de tiers a quelque chose d'impertinent dans la mesure où tout lecteur « extérieur » ( vous diriez intrus) lira ces données de la même façon qu'on lit une donnée « scientifique » c'est à dire comme une réalité, alors qu'il ne s'agit que d'hypothèses de travail destinées à soutenir le « fil rouge » de l'intervenant.
Rédiger des notes précises à propos des rencontres dans un cadre de santé mentale, diffuser ces notes à l'extérieur, nous semble donc infiniment plus dangereux qu'autre chose.
- La question de la demande (page 6) :
Nous partageons l'idée que toute personne qui décroche son téléphone ou sollicite un rendez-vous tente de formuler une demande.
Nous sommes également d'accord avec le fait que le travail psychothérapeutique peut, simplement, conduire à l'élaboration d'une demande.
Parfois, le fait même de pouvoir construire sa demande constitue un traitement.
Dire, aujourd'hui, que les SSM ne travaillent que dans une « position psychothérapeutique » dés lors que le sujet a formulé une « demande » en bonne et due forme, serait soutenir une position qui nous semble dépassée aujourd'hui depuis plus de 20 ans.
5.
- Une approche pro-active :
Nous voudrions vous interroger sur ce que vous entendez par cette approche.
Quant à nous, nous pensons qu'une « intervention en santé mentale » s'appuie, est circonscrite par 4 pilliers :
1- Un niveau de demande qui s'articule généralement autour d'un questionnement existentiel c'est à dire d'une souffrance psychique.
2- D'un objet qui est d'abord et avant tout la question singulière du sujet et non d'une maladie ou d'un symptôme.
3- D'un moyen qui s'appuie sur une position psychothérapeutique, laquelle ne peut en aucun cas être réduite à une simple « écoute ».
4- Activé par un moteur sous-tendue par la question du désir et du plaisir qu'a chaque sujet à se réaliser.
- Sensibiliser à l'accueil :
Nous sommes aussi convaincus que vous qu'il faut créer, parallèlement ( et non pas en lieu et place de) une manière d'accueillir les patients dans un délai raisonnablement court.
Pour ce faire, il faudrait peut-être imaginer et conceptualiser la possibilité d'un « accueil de crise » structuré autour d'une rencontre unique fut-elle de deux heures ou davantage.
Une telle rencontre pourrait peut-être, dans certaines situations, permettre au sujet de se réapproprier ces questions et d'avoir recours à ses propres ressources ou à celles de son environnement.
- Adapter des modalités d'accueil aux catégories de population :
Nous pensons que ceci est une évidence.
C'est la raison pour laquelle nous pensons que notre intervention est « singulière » et justement pas globale.
Sur base de ce qui est dit plus haut elle est susceptible d'interpeller chaque sujet là où il se trouve.
Nous pensons que notre SSM reste, à ce niveau là, très ouvert et inventif.
- Identifier la pyramide des besoins :
Nous sommes très contents de découvrir ce petit texte.
Ce n'est pas parce que une personne est dans une situation précaire, instable, inconfortable qu'elle doit avoir besoin d'une aide de type psychothérapeutique.
C'est également la raison pour laquelle nous pensons qu'il est intéressant de différencier les différents « champs » les uns par rapport aux autres.
Le champ de « l'aide sociale » a sa pertinence et sa complémentarité par rapport au champ de la santé mentale par exemple.
- Spécialisation des services :
Nous dénonçons largement la création de centres hyperspécialisés autour d'un symptôme unique.
En contre partie, nous n'acceptons pas le vocable de « centre généraliste ».
Ce vocable est trop ambigu par rapport à la référence habituelle qu'est la « médecine générale ».
Au contraire, la démarche de santé mentale est une démarche éminemment singulière, qui n'a rien de général ou de global.
Par contre, nous pensons important qu'un SSM puisse rester ouvert à toute demande, quelle qu'elle soit. Le SSM est un service « spécialisé ».. à nous de poursuivre notre réflexion pour préciser la « spécificité » de cette démarche. C'est ce que ? ? ces quelques notes .. et le E-Colloque.
6.
Nous ne pouvons pas concevoir qu'un SSM puisse avoir une démarche « globale » impliquant une démarche de santé mentale, une démarche d'aide sociale, une démarche médicale, une démarche éducative, une démarche d'ordre pédagogique.Le tout ensemble, pris globalement.
Ce serait tomber dans le « complexe d'Atlas ».
- Ajuster l'ouverture des SSM aux besoins de la population :
Nous soutenons le fait que les SSM doivent avoir une large plage d'ouverture pour les consultations.
Nous pensons que chaque intervenant doit consacrer au moins une soirée par semaine pour recevoir les familles dont les horaires sont plus contraignants.
Nous nous interrogeons même quant au fait de savoir si les SSM ne pourraient pas, d'une façon ou d'une autre s'organiser pour créer un accueil de « situations de crises » au travers d'une sorte de « garde » à réfléchir de façon originale et non claquée de l'urgence médicale
- Visites à Domicile :
Nous soutenons également l'idée qu'un travail à domicile puisse se réaliser, au moins au début, si le fait de se déplacer n'est pas possible pour le patient ou si il est jugé peu opportun.
Il s'agit de revenir à ce qui se passait il y a 30 ou 40 ans.
A ce moment là, effectivement, nous organisions des hospitalisations à domicile.
Toutefois, le paysage des structures de soins à beaucoup évolué.
Il existe aujourd'hui des équipes d'intervention à domicile.
Les SSM ont donc à réfléchir afin de se différencier de ces équipes, à proposer d'autres alternatives.
Pour nous, le travail à domicile ne devrait être qu'un temps intermédiaire pour permettre aux patients de venir jusqu'au centre.
Dans le centre, le patient et/ou sa famille, sera moins « enlisé » dans sa réalité quotidienne.
Cette « séparation » permettra sans doute davantage au sujet de se « mettre en langage ».
- Décentraliser les services :
Qu'est ce que cela veut dire ? Il nous semble effectivement évident que certaines sous-régions sont totalement défavorisées et devraient être mieux équipées.
En contre-partie, inviter un SSM à étendre son territoire d'intervention serait un leurre puisque la plupart de ceux-ci ( en tout cas le nôtre) est déjà noyé actuellement.
7.
Recommandation N° 3.
- Ne pas psychiatriser :
Nous sommes totalement d'accord.
C'est ce qui sous-tend, fondamentalement, notre souci de différencier une action dans le cadre du champ de la santé mentale et une action dans le cadre de la psychiatrie.
- Lits d'urgence psycho-médico-sociaux :
Cela a déjà été débattu ci avant.
Quel dommage de mettre dans une seule « formule consacrée » la démarche psychique, la démarche d'intervention sociale et la démarche médicale.
A mettre « tout en un » plus personne ne sait ce qu'il doit faire.
Nous proposions que les urgences psychiatriques puissent avoir recours aux salles d'urgence des hôpitaux généraux.comme cela se fait.
Nous proposons la création de lieux d'accueil pour des situations de crise.
Nous sommes d'accord que ces lieux d'accueil là devraient être différenciés des salles d'urgence .
Mettre des psys dans les salles d'urgence.mais il nous semble que ce que nous entendons des assistants en formation de psychiatrie infanto-juvénile est peu satisfaisant.
Le cadre de la salle d'urgence ne permet pas une intervention de type psychothérapeutique ne fût ce que au niveau du temps disponible.
En ce qui nous concerne, nous serions davantage preneurs de « collaborations » entre des SSM et des services hospitaliers. Ces derniers pourraient faire appel à des intervenants du SSM dans certaines situations particulières ou la problématique semblerait davantage « de santé mentale » ( que psychiatrique).
En ce qui nous concerne, nous avons déjà expérimenté cette solution depuis de nombreuses années. Elle nous semble porteuse en même temps qu'économique.
- Intégrer la consultation qui suit l'urgence dans le temps du traitement de l'urgence :
Une réflexion pourrait être déployée à ce sujet.
Pour notre part, nous ne sommes pas convaincus que la consultation « d'après crise » doive suivre immédiatement.
Il s'agit là de deux temps différents.
Il s'agit là de deux démarches différentes.
Il s'agit de laisser aussi au sujet le temps de prendre position, de se réinterroger avec l'aide des médecins spécialistes ou des médecins traitant qu'il consulte .
S'il est vrai qu'il y a à mettre des ponts entre le champ médical et/ou psychiatrique et le champ de la santé mentale, il ne faut pas confondre les deux démarches.
Ce serait se priver de complémentarité tout à fait intéressantes.
8.
- Les gardes d'urgences psychiatriques :
Comme dit ci-dessus, elles sont à différencier fondamentalement par rapport aux situations de crise.
d'une réflexion autour d'une garde éventuelle d'urgence.
Recommandation N°4.
- Considérer la personne dans sa globalité :
Nous avons déjà réagi.
C'est une illusion que la globalité.ou il faut en définir le contenu.
La position de travail dans le champ de la santé mentale est une « position spécifique » et propre à ce champ.
Si les intervenants en santé mentale doivent évidemment rester extraordinairement attentifs aux conditions de vie sociale, à la santé publique, aux questions génétiques.ou somatiques.
Il ne peut être question pour les intervenants de prendre de façon « globale » tout en charge.
Il s'agir pour eux de référer à des spécialistes compétents sachant que leurs « positions psychothérapeutiques », interpellant le sujet dans sa spécificité et sa singularité, devraient permettre au sujet qu'il s'interroge sur ce qui lui arrive ( tant sur le plan social que physique) et de pouvoir le prendre en charge lui-même en ayant l'initiative des démarches qu'il estimera nécessaires.quand bien même nous estimerions qu'elles ne sont pas réellement adéquates.
Une « certaine collaboration » peut alors évidemment être envisagée avec les intervenants des autres champs.
Cela tombe sous le sens, mais ces « ponts » ne pourront être crées qu'à condition que les berges soient clairement dessinées.
De notre point de vue, il ne faut « évidemment pas un langage commun » .
Chacun doit s'exprimer du point de vue qui est le sien, avec les mots qui sont les siens.
évidemment dans le respect de la différence de l'autre et avec le souci de se faire comprendre.
Nous entendons bien que ce « langage commun » est promu par le politique qui nous affirme aujourd'hui que « toutes les vaches doivent être grises » . entendons que nous avons tous à faire les mêmes choses, quelles que soient nos spécialités de base ou les institutions dans lesquelles nous travaillons.
Nous ne pouvons que dénoncer ce point de vue.
- Accompagner la personne jusqu'au relais.
Une fois de plus, nous voudrions dénoncer le fait qu'il ne faut pas mettre « tout en un ».
La spécificité de la démarche en santé mentale est de faire l'impossible pour que le sujet lui-même puisse assumer les démarches qu'il estimera nécessaire en lui permettant de s'interroger sur ce qu'il souhaite faire de sa vie.
Peut-être, au départ d'une telle position, ce même sujet prendra t'il un temps qui nous paraîtra infiniment long pour réaliser cette démarche.au risque de se mettre davantage encore en difficulté, au moins à nos yeux.
Si nous n'accomplissons pas cette démarche de réalité, il y aurait un contexte de « négligence et maltraitance » alors, dans ce cas là, nous serons tenté de l'accompagner nous même jusqu'à ce relais possible.
Nous voudrions simplement insister sur le fait que cet accompagnement n'est pas la spécificité d'une démarche en santé mentale. Il s'agit là d'une démarche spécifique au champ de l'aide sociale.
Il ne s'agit pas de dire que les SSM ne doivent pas réaliser ce type de démarche mais de rappeler qu'ils ne sont sans doute pas, d'abord et avant tout, payés pour cela.
9.
En ce qui nous concerne, nous ne pensons pas que « faire tout pour évite la rupture » est nécessairement ce qu'il y a de mieux.
C'est sans doute une « manière de faire » tout à fait cohérente dans le champ de l'aide sociale.
Encore une fois, du point de vue de la SM des moments de rupture ou plutôt de suspension sont parfois nécessaire pour qu'un sujet intègre lui-même les diverses données, sur le plan psychique.
C'est à cet endroit, dans la psychée d'un sujet que se trouve le vrai lieu d'une concertation.
Dés que ce moment là est atteint, on peut être certain que le sujet pourra mieux prendre sa vie en main et sortir « d'une dépendance » qui risque toujours d'être une aliénation au tissu social.
Entre ces deux positions, il y a évidemment un équilibre à trouver mais ce qui nous paraît le plus important est de tenter de cerner, ce qui est le plus spécifique dans la démarche des uns ou des autres sachant que les unes et les autres sont évidemment complémentaires.
La notion de « case manager » est peut-être une bonne notion à envisager dans le champ médical ou dans le champ de l'aide sociale mais pas dans le champ de la santé mentale.
- Améliorer la communication :
Evidemment ! !
Il s'agit d'améliorer la communication entre le réseau hospitalier et extra-hospitalieR d'une part ( c'est un seul réseau) et le réseau ambulatoire d'autre part.
Nous pensons effectivement que nous avons à nous parler à la fois de ce qui nous rassemble et peut-être surtout ce qui nous différencie puisque c'est cela qui permettra d'offrir au sujet-patient une alternative de services.
Nous ne sommes pas convaincus que 70% des hospitalisations d'urgence soient liées à des pannes de réseau.
Ceci nous semble une lecture linéaire et tendancieuse pour plaider en faveur du renforcement des réseaux.
Ce que certaines études ont montré c'est que 70% des patients qui ont interpellé le réseau hospitalier et extra-hospitalier y restent pour toujours.
Alors que 70% des personnes qui ont interpellé le réseau ambulatoire y restent également toujours. et ceci quelque soit le motif de l'interpellation.
Tirer de cela la conclusion que la panne de l'un surcharge l'autre est un peu trop court.
On pourrait aussi penser que ce ne sont pas les mêmes patients qui font appel à un réseau plutôt qu'à l'autre et que chacun a développé une manière de penser, de théoriser, de pratiquer ou de réfléchir les questions éthiques à sa manière.
Sans doute y aurait il à renforcer la communication pour permettre au patient d'interpeller le réseau qui semble le plus adéquat ( ambulatoire d'une part ou hospitalier - extrahospitalier d'autre part).
Ceci sous tendrait impérativement que les moyens de l'ambulatoire soient largement renforcés.
Les conventions entre l'hôpital d'une part et l'ambulatoire d'autre part n'ont jamais rien résolu si ce n'est de satisfaire les législations.
En contre partie, ce qui nous semble passionnant à déployer c'est la psychiatrie de liaison.
Cette psychiatrie là est sans doute à l'interface du réseau hospitalier et du réseau ambulatoire.
De notre expérience c'est de cet endroit que les échanges sont les plus riches sans qu'un réseau ne doive s'aliéner à l'autre.
10.
- Réfléchir à de nouveaux modèles :
Oui ! !
Cela nous paraît indispensable, il y a :
- A déployer la psychiatrie de liaison.
- A chercher une manière de permettre à l'ambulatoire de répondre de façon plus large à des situations de crise ou inventer une possibilité d'accueil sur une plage horaire plus large.
- Il y aurait peut-être à réfléchir à la spécificité d'une consultation unique pour des situations de crise.
En ce qui concerne les groupes de parole, il s'agit évidemment d'initiatives intéressantes mais qui ne sont pas le propre ou la spécificité du travail en santé mentale.
Les groupes de parole sont bien souvent proposés par des institutions non professionnelles permettant de réfléchir, au travers du jeu de miroirs, comme le propose par exemple des associations de parents.
Ceci dit, pourquoi des SSM ne pourraient ils initier de tels groupes ?
En ce qui nous concerne cela nous est déjà arrivé même s'il s'agit d'initiatives très difficiles dans des régions plus rurales.
Quant à la déchronisisation .Rien que ce mot témoigne bien du fait que le monde de la santé mentale est confondu avec celui de la psychiatrie et que les champs ne sont pas différenciés car du point de vue de la santé mentale il ne s'agit pas de déchronifier mais plutôt d'éviter une chronification laquelle peut d'ailleurs tout à fait émerger d'un champ comme de l'autre.
- Rencontrer d'autres intervenants :
Evidemment oui !
Il ne s'agit pas de rester cloîtré dans son bureau.
Nous avons à rencontrer des confrères et des collègues qui travaillent dans le même champ que le nôtre pour réfléchir à nos propres pratiques, pour les préciser.
Nous avons aussi à rencontrer les intervenants d'autres champs pour créer un dialogue, quelques passerelles.à condition de ne pas tomber dans le piège de vouloir tous faire la même chose.
En ce sens, la concertation ne peut être confondue avec le dialogue tel que c'est sous tendu dans ce petit paragraphe.
Dialoguer c'est tenter de préciser notre propre point de vue avec le souci de se faire entendre de l'autre mais sans vouloir le convaincre qu'il doit faire la même chose.
Se concerter c'est se mettre tous d'accord sur un seul et même point de vue.
En cela, la concertation est une démarche qui va à contresens d'une perspective de travail en santé mentale.
Ce n'est pas pour cela qu'il faut évidemment condamner la concertation. Celle-ci est sûrement nécessaire en de nombreux moments, et sûrement utile pour le travail dans le champ de l'aide sociale.
Si l'hôpital, à force de rencontrer l'ambulatoire, veut travailler comme l'ambulatoire : il tuera et il se désorganisera ( de cela nous pouvons témoigner).
Si l'on parle de « complémentarité » comme on le fait dans ce paragraphe, il est impératif que chacun puisse définir son aire de travail .
Ceci dit, nous sommes d'accord avec ce qui est dénoncé au niveau des dangers d'une trop grande concertation ou d'une trop grande collaboration.
11.
- Favoriser la mobilité :
Nous sommes absolument d'accord avec cette idée.
Nous l'avons expérimentée à plusieurs reprises.
Nous avons pu en voir les limites tant les pratiques, les théories, la manière de penser, la réflexion éthique sont différentes d'un champ à un autre.ce qui est bien.
Nous pensons que ceux qui travaillent dans l'ambulatoire devraient être passés par stage dans un milieu hospitalier psychiatrique.
Nous pensons que même le personnel de logistique ( secrétariat, direction.) devrait avoir une petite expérience du fonctionnement hospitalier.
En contre partie, après 35 ans d'existence, nous constatons l'immense difficulté pour les psychiatres hospitaliers travaillant généralement avec des adultes de mener de front une démarche propre de santé mentale dans le réseau ambulatoire et une démarche parallèle, au travers d'un autre mi-temps, en milieu hospitalier psychiatrique.
De notre point de vue et sans entrer dans les détails, tout sépare ces deux modes de fonctionnement.sauf si le service de santé mentale est lié à un hôpital, initié par celui-ci et qu'il continue à travailler dans la filière de l'hôpital c'est à dire davantage dans l'extra-hospitalier que dans l'ambulatoire ( cet extra-hospitalier a été appelé malencontreusement le deuxième ambulatoire par notre ex-ministre Magda ALVOET. terminologie combien ambiguë mais témoignant de difficultés réelles sur le plan pratique).
- Contacter systématiquement les médecins généralistes ? :
Non ! !
Nous ne pensons pas que cela doit être systématique.
Nous pensons qu'aucune démarche thérapeutique en santé mentale ne doit être systématique.
Voilà un point de différence très importante avec la médecine.
Certains patients ne souhaitent pas que les généralistes soient informés d'autant que certains restent encore peu souples par rapport à une démarche en santé mentale, qui leur semble mystérieuse, incompréhensible si pas charlatanesque.
Oui, pour un contact avec le médecin généraliste si la famille le souhaite et si la diversité des missions qu'on pourrait envisager pour porter aide à l'enfant ou sa famille nécessitait son intervention sur un plan médical.
Non, si c'est pour proposer au médecin généraliste de devenir un psychothérapeute dans le domicile familial car il s'agit là d'une position incompatible quant on sait quels liens de proximité si pas d'amitié.ou davantage lient les médecins généralistes aux familles qu'ils suivent parfois pendant des décennies.
12.
Ceci dit, bien entendu qu'il est intéressant de les familiariser avec des pratiques de réseau, au moins dans leur propre champ.
En ce qui nous concerne, nous prêtons beaucoup d'attention aux liens avec les médecins généralistes. Dans le cadre de ce qui est dit ci-dessus.une enquête réalisée auprès d'eux après 30 ans de travail nous a aussi appris combien ces mêmes médecins généralistes se disaient encombrés par les informations que nous pouvions transmettre , lesquelles leur faisait voir la famille d'un tout autre oil (dérangeant !).
Plusieurs nous ont dit qu'ils ne voulaient rien en savoir sauf si nous attendions d'eux une démarche à caractère plus médical.
Certains nous ont témoignés du fait qu'ils prenaient nos réflexions, nos hypothèses de travail, nos constructions pathogéniques comme de « l'argent comptant » confondant une hypothèse de travail en santé mentale avec une donnée scientifique de type paramédicale. ce qui est intrusif, dangereux, malsain.
Encore une fois, ce qui est dit dans le texte nous paraît trop systématique et trop simplificateur également.
- Les SISD :
Les services Intégrés des Soins à Domicile ont leur raison d'être même s'ils se déploient douloureusement. Ils ont leur pertinence dans le champ médical.
Il y a sans doute à créer également des aides à domicile dans le secteur psychiatrique ou de la santé mentale.encore que cela reste à discuter au niveau de la santé mentale.
En tout état de cause, il nous semble impératif de différencier les démarches en santé mentale des démarches médicales.
Il s'agit là de deux fronts différents qui ont chacun leur 1er ligne .
Rappelons que le fonctionnement des SISD est extraordinairement lourds et que le projet qu'on nous propose au travers des coordinations transversales, lesquelles s'inspirent des SISD ? sont tout aussi lourdes de démarches administratives.encore et toujours !
- Innover. Développer des structures informelles :
Evidemment que nous avons à nous questionner en permanence sur notre travail, à le remettre en question.
Pourquoi les projets-pilotes initiés par le Ministre Rudy DEMOTTE n'ont ils pas pris en considération ces initiatives originales pour les soutenir plutôt que d'initier, de façon artificielle, des projets qui n'ont pas pris naissance à l'intérieur d'une sous-région et ne répondent pas à une nécessité première.
- Innover :
Nous soutenons ce qui est dit dans ce paragraphe.
Proposition : effectivement soutenir des initiatives qui se créent en fonction des besoins sous-régionaux plutôt que d'imposer des « modèles tout faits » ne répondant pas nécessairement aux besoins.
- Favoriser les solutions de répit :
Nous soutenons également ces projets .
Propositions : * création de lieux d'accueil de crise pour adolescents ( indépendamment de l'hôpital) mais dans le réseau intermédiaire.
* Créer des lieux d'accueil provisoire pour les personnes handicapées mentales et/ou psychiques comme les chambres d'hôte des S.R.A. ( nous avons déjà eu plusieurs initiatives dans ce sens dans le Hainaut Occidental. Chaque fois nous avons du fermer faute de demande suffisante pour assurer un certain équilibre FINANCIER.ce qui est un peu paradoxal).
13.
- Subventionner la concertation :
Ici aussi nous sommes totalement d'accord.
Proposition : création d'un code de nomenclature INAMI pour le temps de concertation
( dans les SSM , ce temps est évidemment déjà reconnu comme temps de travail).
- Concertations ( le mot est ici adéquat) :
Nous soutenons également sans réserve les propositions de ce paragraphe .
Une vision politique à long terme .
Comment est ce possible lorsque les ministres changent tous les 4 ans et que ce qui est privilégié par l'un ne l'est pas par l'autre.
Comment pérenniser les initiatives alors que chaque ministre tient à ce que son nom soit lié à un projet nouveau qui le caractérise ?
C'est de notre point de vue le gros écueil des « missions spécifiques » puisque celles-ci ne sont reconnues que pour une période déterminée dans le temps ce qui ne correspond par à la fonction de la « temporalité » en santé mentale.
Proposition : les projets reconnus au travers de missions spécifiques devraient l'être pour une durée de 5 à 10 ans.
- Adapter les réglementations . éviter les concurrences :
Ici nous sommes étonnés.
Dans le champ de la psychiatrie et de la santé mentale il me semble que la question de la « perte d'un client » est mal posée..nous sommes tous sur-saturés ! !
Il est vrai que certaines contraintes administratives posent question par exemple lorsqu'un patient handicapé mental ou psychique est hospitalisé et qu'il séjourne en SAJA ou SRA. idem par rapport au SRJ.
Proposition : ne pas pénaliser les institutions résidentielles lorsqu'il y a nécessité d'une hospitalisation passagère pour un bénéficiaire.
- Evaluation :
Nous avons déjà fait des propositions dans ce sens.
- Décloisonner hospitalier et ambulatoire :
Pour nous c'est une fausse question.
Au contraire, nous l'avons déjà dit, nous serions pour que chacun des réseaux, hospitalier - extra-hospitalier et ambulatoire puisse se définir davantage, reconnaître ses spécificités, réfléchir les alternatives qu'ils proposent et peut-être même accentuer leurs différences.
Ceci n'exclut évidemment pas le maintien d'un dialogue, la création de ponts.
Cfr. le e-colloques
Proposition : Solliciter chacun des réseaux et chacun des champs pour qu'il se définisse davantage et cherche effectivement des passerelles lesquelles ne sont possibles à poser que s'il y a un certain cloisonnement.
Recommandation N° 5 :
- Penser l'autonomie :
La question de l'autonomie est bien fondamentalement la question de la santé mentale.
« L'autonomie » pourrait se décrire comme étant « la capacité pour un humain de se reconnaître comme sujet à part entière » c'est à dire la capacité de se nommer soi même.
Cette auto-nomie n'a de sens que si on accepte la notion d'hétéro-nomie c'est à dire le fait aussi que nous soyons sujet, reconnu par l'autre dans nos différences et qu'une part de nous dépende de ces autres.
Si cette position de travail, soutenue par la démarche psychothérapeutique est le propre du champ de la santé mentale et peut-être même, partiellement, du réseau ambulatoire, il n'est pas sûr que le réseau hospitalier et extra-hospitalier d'une part ou que le champ médical doivent adopter les mêmes positions.
L'hôpital est aussi un lieu de refuge, proposant un temps durant lequel le sujet peut effectivement « se déposer » en recherchant davantage cette part « d'hétéro-nomie » c'est à dire en ce confiant à d'autres, plutôt qu'en recourant à ses propres ressources.
Il y a donc là une réelle complémentarité en même temps qu'une alternative intéressante développée par ces réseaux autant que par ces champs.
Dans ce sens « mettre en place des dispositifs à long terme » est sans doute une bonne position de travail au départ du réseau hospitalier et dans la perspective d'une démarche médicale, mais ce n'est pas nécessairement une bonne position de travail au niveau du champ de la santé mentale.
On sait qu'on a parfois beau mettre des structures sur pied, les gens ne les utilisent pas du tout ou pas adéquatement, dés lors qu'il n'y a pas là une démarche de leur propre choix, qui les implique suffisamment.
- Penser et financer des projets :
Répétons que beaucoup d'initiatives existent dans ce sens là . Pourquoi pas les soutenir plutôt que de créer artificiellement des structures qui ne répondent pas nécessairement à des besoins sous-régionnaux.
Attention !
Restons vigilant par rapport à cette idée de « permettre à chacun d'atteindre ses idéaux ».car souvent nous avons beaucoup de peine à différencier les idéaux des patients, des nôtres.
Cette confusion est justement ce qui permet la mise sur pied de programmes de « psycho-éducation » , un programme « bon pour tous » répondant davantage à un idéal communautaire qu'à un idéal singulier.
- Augmenter le nombre de structures intermédiaires :
Nous ne pouvons que applaudir cette proposition.
C'est bien ce dont nous parlons en tentant de redonner vie à des institutions comme les SRJ ( I.M.P. avec internat) pour que ces institutions retrouvent une capacité « thérapeutique ».
C'est également ce que nous suggérons en proposant de soutenir la création de milieux « d'accueil de crise » .
C'est également ce qui permettrait de soutenir des « maisons vertes ».
Nous serions évidemment heureux de pouvoir confronter ces idées avec d'autres idées, merci au e-colloque de le permettre.