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Domicile
Date: le 28 avril 2006 à 09:41

Faites-nous part de vos réflexions sur le domicile en répondant ci-dessous!



Edité 1 fois. Dernière modification le 28/04/06 10:21.

Re: Domicile
Date: le 3 mai 2006 à 11:36

En tant qu'assistante sociale en ssm,je pense que le travail au domicile des bénéficiaires peut avoir toute son importance.Toutefois,il faut y trouver un sens et un intérêt dans le processus thérapeutique.
Aller au domicile permet de rencontrer des personnes qui,étant dans une détresse sociale telle ou souffrant de problème de mobilité,n'auraient jamais eu accès au service de santé mentale.
Et n'est-ce pas justement dans ce genre d'intervention que le travail en ssm a toute sa signification?
Cela permet également de connaître la personne dans son milieu de vie,de savoir ce qui fait sens pour elle,socialement et culturellement.

Mais,il faut quand même pouvoir faire la part des choses,le déplacement vers notre service est pour certains patients,la démonstration d'une motivation pour un mieux-être.C'est pourquoi,toutes nos nouvelles demandes sont analysées et discutées en équipe afin de cerner au mieux quelle approche thérapeutique sera la plus adaptée.

Re: Domicile
Date: le 17 mai 2006 à 10:25

Dans le décret de 1996, le travail à domicile fait partie de l'arsenal des dispositions mises en place pour effectuer son travail, au mieux.

Dans un passé encore proche le ssm était considéré essentiellement comme lieu de consultation, hors de toute imprégnation extérieure
Depuis une bonne dizaine d'années, le nombre croisant des demandes et leur complexité à modifié considérablement le travail des centres les obligeant à plus de réseaux et plus de concertation.
De culture et invoquant des questions de temps, seuls les travailleurs sociaux souvent effectuent le travail à domicile parce qu'il s'agit d'une disposition qui fait partie intégrante de leur culture.

Les psychologues particulièrement, restent beaucoup plus réservés à ce propos. La question du temps est elle pourtant la seule qu'il faille pointer dans cette réserve par rapport au travail à domicile ?

Ne pourrait-on parfois l'initier « au cas par cas » ? Et accepter d'en analyser les perspectives en partant de quelques expériences concrètes ?

Nous pensons en effet, que cette formule répondrait à des problématiques précises, et qu'elle ne devrait pas être purement et simplement « exclue » des pratiques d'un centre, ou réservées aux seuls travailleurs sociaux, parfois bien démunis par rapport à une aide psychologique à domicile.

Dans une refonte du décret, comment pourrait-on développer des « incitants » ; comment susciter de l'intérêt pour une pratique ou la qualité de l'aide apportée ne cèderait en rien d'être mise à l'épreuve d'un autre cadre ?

Responsable administrative d'un centre de guidance et assistante sociale

Re: Domicile
Auteur: anonyme () ( )
Date: le 6 juin 2006 à 02:41

Le maintien du malade à domicile :

1. Quand le malade est bien inséré dans sa famille et son village, ne pas le déraciner; la première condition étant qu'il soit stabilisé, suivi régulièrement par un psychiatre et un médecin traitant.

2. On fait tout pour maintenir la personne âgée chez elle. Notre fils, grâce à la profession libérale exercée par sa famille dans le village, n'inquiète personne. La solution idéale pour nous les parents qui vieillissons, serait de le maintenir le plus longtemps possible dans un environnement affectif, confortable, où les besoins primordiaux (nourriture, chauffage, lessive...) sont assurés par la famille.

3. De même que l'on admire le courage de personnes qui adoptent des bébés parfois lourdement handicapés, pourquoi n'existerait-il pas des personnes généreuses qui accepteraient de s'inscrire sur une liste de candidats à "l'adoption" d'un malade mental?
On pourrait imaginer une personne seule, peut-être en difficultés financières, pour qui bénéficier d'une habitation gratuite serait une aubaine.

4. Le village de Lierneux avec sa clinique est un exemple d'entente cordiale entre malades mentaux et bien-portants. Ce serait un schéma à l'envers que je propose: accueillir un bien-portant au domicile du malade.

5. Nous faisons partie de Similes (asbl de familles et amis de personnes atteintes de troubles psychiques, E-mail: www.similes.org)
Si vous voulez plus de renseignements sur la maladie mentale contacter le site de similes.

Re: Domicile
Date: le 22 juin 2006 à 04:31

Il faut absolument demander au fédéral un renforcement des budgets pour les projets de soins psychiatriques à domicile

Re: Domicile
Auteur: Equipe du SSM de Louvain-la-Neuve () ( )
Date: le 29 juin 2006 à 03:08

Ce serait vraiment intéressant de pouvoir développer une pratique à domicile dans certaines situations (petite enfance, vieillesse, handicap, familles précarisées .). Un autre travail est possible.

Re: Domicile
Auteur: Centre de guidance de Tubize () ( )
Date: le 29 juin 2006 à 05:30

Les visites à domicile sont une modalité possible d'accompagnement et d'accueil. Elles ne sont pas possibles de façon courante mais il est important que cela puisse être fait lorsque c'est indiqué. Il y a cependant lieu de veiller à deux dérives: le maternage excessif et l'intrusivité.



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