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Délais d'attente
Date: le 28 avril 2006 à 09:46

Faites-nous part de vos réflexions sur les délais d'attente en répondant ci-dessous!



Edité 1 fois. Dernière modification le 28/04/06 10:19.

Re: Délais d'attente
Date: le 3 mai 2006 à 10:52

- Nous nous sommes sentis débordées et peu adéquates, le jour où notre liste d'attente était devenue « pléthorique », il ne nous était plus possible de mettre des rendez-vous avant 3 ou 4 mois.
- Les demandes « recontactées » à ce moment étaient tout à fait « retombées »., les personnes avaient trouvé d'autres solutions. parfois hélas, elles avaient dû être hospitalisées.
- De surcroît, cette situation nous faisait perdre tout crédit auprès des autres intervenants (extérieurs).

- Après réflexions, il nous a semblé adéquat de mettre en place, le système des « entretiens d'Accueil ».
C'est-à-dire que nous proposions à toute personne en demande, d'être reçue endéans les 15 jours par un intervenant (la plupart du temps, psychologue, assistant social, psychiatre), pour évaluer plusieurs choses :
1. Accueillir la demande
2. Evaluer l'urgence, et en fonction de celle-ci, soit en faire une priorité au sein du centre, soit réorienter vers un service ou une personne extérieure, mais en présence et avec l'accord de la personne.
3. Dès lors, réorienter ou pas (en fonction du problème).
4. Et enfin, si les personnes acceptaient de rester en liste d'attente :
a. Les avoir déjà entendues
b. Avoir évalué leur possibilité de . « patienter »
c. Rester une ressource si à un moment donné, une urgence se faisait «ressentir ».

D'ailleurs, en attente de la prise en charge chez un psy (lorsqu'elle s'avère nécessaire), nous pouvions, en tant que travailleurs sociaux, rester en position de « soutien psycho-social et réfléchir avec la personne, aux meilleurs façons de soulager ; et le problème posé, et l'attente.

Deux options se sont alors manifestées :

- Souvent les psychologues qui procédaient de cette manière, mettaient les personnes reçues aux premiers entretiens, sur leur propre liste d'attente mais après avoir procédé de la façon décidée ci-avant)
- les assistantes sociales quand à elles, clarifiaient leur fonction dès le départ, et se trouvaient dès lors dans une position :
- ou de réorientation (externe ou interne)
- ou de soutien psycho-social plus ou moins long.

Ceci a permis de désengorger la liste et les délais d'attente, d'entendre les demandes dans des délais raisonnables, et de répondre beaucoup plus adéquatement.

Tout n'est pas résolu pour autant, mais les délais d'attente ne sont plus complètement, le point de butée sur lequel tout le monde « achoppait ».

En outre, on peut assurer a tout qui le souhaite (en respectant le refus des autres), une écoute dans un délai humainement acceptable.

Responsable administrative d'un service de santé mentale

Re: Délais d'attente
Auteur: SSM Nandrin () ( )
Date: le 27 juin 2006 à 02:30

Jusqu'à ces derniers mois, nous pouvions répondre rapidement aux demandes (+/-15 jours). Actuellement, les délais augmentent.

Re: Délais d'attente
Auteur: anonyme () ( )
Date: le 30 juin 2006 à 02:31

il est extraordinaire de constater la disparité entre les moyens qui sont mis pour les pratiques thérapeuthiques d'orignies "médicales" et celles des autres intervenants.

Qu'ils soient physique ou psychologique, les soins pratiqués par un médecin psy, mes médicaments ne sont pas soumis a un "quota " déterminé par la subsidiation. il n'y a pas de plafond sociétal dans l'utilisation de l'assurance maladie pour rembourser les soins presté sdans un cadre médical ou pour rembourser les psychotropes. Par contre les soins pratiqués dans des cadres ambulatoires ou des centres d'acceuil, du fait qu'ils sont subsidiés en nombre de travailleurs et en frais de fonctionnement, ont la limite du manque flagrant des moyens dont disposent ces structures.
Autrement dit, un patient déprimé devra attendre, se contenter de peu de séances d'écoute, s'arranger avec ses horaires,(certains centres n'acceptent que des gens qui habitent sur le territoire, alors que ce serait bne facile pour des gens qui y travaillent de s'y rendre)..alors que s'il veut prendre des antidépresseurs ....il aura tout ce qu'il veut tout de suite...c'est un comble

les patients impatients n'ont plus que d'autre ressource d'envahir leur médecin traitant, pour rappel 80% des antidépresseurs sont prescrits par des généralistes.
Peu formés à l'écoute, ceux ci sont d'autant plus receptif aux "argument" des firmes pharmaceutiques qui veulent leur faire croire que le psychisme, l'âme est affaire de dopamine, confandant l'effet et la cause...
a quand une réelle politique des soins de santé mentale qui mettrait en dialogue les ministres fédéraux et régionnaux, le "curatif" fédéral et le "préventif" communautaire, avec l'"acceuil" régional....afin que les traitement soient réellement décidé en fonction de la personne plutot q'uen fonction des logiques budgétaires....ce serait une bonne réponse aux préoccupations du ministre Demotte quant à l'empact des antidépresseurs sur la sécu...


j'aimerais que les structures tiennent une liste de toutes les demandes qui sont en ...souffrance afin d'en faire une représentation réguliere et de quantifier ce que tout le monde sait mais auquel les politiques ne s'attelent pas.




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