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l'usager
Date: le 23 septembre 2005 à 02:56
L'action sociale doit créer les conditions pour que "l'usager" devienne "acteur" de son insertion, de sa resocialisation. La charte du Relais Social de Charleroi dans son chapitre -citoyenneté- précise qu'il faut "permettre à la personne en détresse,le droit à être informée, à participer, à s'associer, à "revendiquer" et à exercer ses droits et devoirs civiques".
Beaucoup de précaires n'ont pas un vocabulaire policé, ils s'expriment parfois avec véhémence. Il est vrai qu'ils ne sont pas les seuls. C'est parfois pareil dans les assemblées politiques, parlementaires ou dans les conseils communaux! Pourtant, souvent les responsables politiques et sociaux, les travailleurs sociaux, sont irrités, si des précaires interpellent, revendiquent, s'organisent en groupe de pression pour réclamer des droits.
De tels comportements voire même des conflits, lorsqu'ils sont bien gérés représentent une occasion précieuse d'amorcer une participation de ces personnes dont on regrette souvent la passivité.
Pourquoi ces exclus seraient-ils exclus aussi de ces formes de vie sociale admises pour les autres couches de la société?
La charte sociale wallonne devrait reconnaître de tels droits, qui sont de nature à permettre aux "usagers" de devenir acteurs comme d'autres citoyens.
Paul TRIGALET - SOLIDARITES NOUVELLES - CHARLEROI
Re: l'usager
Date: le 26 septembre 2005 à 02:58
Bonjour Paul,
"permettre à la personne en détresse,le droit à être informée, à participer, à s'associer, à "revendiquer" et à exercer ses droits et devoirs civiques".
Cet appui, toute personne devrait pouvoir le prendre pour commencer dans son quartier, pour exercer sa citoyenneté équitablement selon son lieu de vie et ses qualités.
C'est pourquoi, je pense que le quartier devrait pouvoir offrir des lieux d'échange, des espaces d'accès aux outils virtuels et des possibilités de déplacement vers l'extérieur.
C'est une question de cohésion entre les individus et les territoires.
C'est une question de développement durable
Re: l'usager
Date: le 28 septembre 2005 à 01:54
Je suis d'accord avec vous Monsieur Cocle. Néanmoins, à défaut d'avoir la possibilité de s'exprimer seul, les personnes qui n'ont pas accès à l'écrit aussi facilement que moi peuvent demander le soutien de l'équipe éducative, ou d'une connaissance. Répondre à ce forum pourrait faire l'objet d'une activité au sein d'une institution par exemple. De plus, hormis l'accès électronique, il n'est pas interdit de prendre contact avec nos ministres par un autre canal. Il est important d'exprimer ses besoins de quelque manière que ce soit, y compris par une démarche autre que l'informatique.
Re: l'usager
Date: le 28 septembre 2005 à 03:38
Bonjour,
Il me semble que l'on s'écarte quelque peu du débat axé sur "le territoire et le temps" (http://www.labiso.be/ecolloque/site/e2_sommaire.php).
Concernant le problème de connexion des usagers, nous y avons réfléchi. Rien n'interdit les travailleurs de terrain de réfléchir avec leurs usagers, en vue de rédiger une intervention collective. Certains ne s'en privent pas et ils ont raison.
Ceci dit, les e-colloques s'adressent aussi aux patriciens du terrain (associatif, acteurs publics) ou encore aux personnes travaillant dans les administrations, aux chercheurs universitaires, aux étudiants, etc.
Baudouin Massart
Modérateur E.colloque
Edité 1 fois. Dernière modification le 28/09/05 03:41.
développement durable
Date: le 3 octobre 2005 à 12:54
Je suis étonnée du peu d'intérêt des acteurs du secteur de l'action sociale à l'opportunité d'inclusion que représente le développement durable et de sa territorialisation.
Faudrait-il en tirer comme conclusion, sans doute attive, que les questions de développement durable qui incluent des concepts tels l'équité sociale et territoriale, le souci des générations futures, n'intéressent que quelques initiés et donc pire qu'il s'agit de notions excluant une partie importante de la population, plus particulièrement les individus fragilisés?
Les praticiens de l'action sociale sont-ils sensibilisé à leur rôle pour introduire davantage de gouvernance citoyenne dans cette matière?