Re: la qualité liée au seul financement ?
Date: le 17 novembre 2005 à 11:37
Concernant l'autoformation, je suis d'accord avec vous mais dans les faits, cela ne se passe pas. Bien sûr, selon certaines réglementations, il faut introduire un plan de formation pour obtenir les subsides. Les réelles priorités de formation sont-elles toujours bien définies ? J'en doute parfois. Le choix des recruteurs, concernant le personnel, est-il toujours adéquat par rapport aux tâches demandées ? Malheureusement aussi, la charge de travail, dans certains domaines, et le mien en particulier à savoir les services d'aide à la ville journalière pour personnes handicapées, étant semble-t-il en augmentation, le temps de formation ou d'autoformation est réduit au strict minimum du minimum. La raison notamment est que le personnel mais pas assez nombreux pour pouvoir organiser les rotations nécessaires pour faire fonctionner le service 24 heures sur 24, sept jours sur sept comme cela est prévu.
Le premier formateur, c'est nous-mêmes, les personnes handicapées, qui expliquons comment s'occuper de nous.
C'est en instaurant aussi encore plus de dialogue entre les divers partenaires que l'on arrivera à des compromis honorables sans devoir se compromettre. Ainsi, les conditions de travail, les conditions de vie, de bien-être quotidien seront améliorées.
Mais c'est aussi une volonté politique d'injecter l'argent là où il doit être ! Un travail sur la qualité, c'est aussi la capacité de se remettre en question par rapport à des objectifs qui sont dans une réglementation.
Il faut aussi développer des outils de formation rapide et qui permettent d'intervenir au cas par cas. Chaque personne étant différente, on ne peut pas généraliser une méthode de travail. Il ne suffit pas d'utiliser une aide technique pour résoudre, par exemple, les difficultés de transfert d'un bénéficiaire handicapé. La vie est un peu plus compliquée que ce que l'on apprend à l'école et dans les manuels ! La formation, c'est aussi dans le domaine de l'adaptation qu'il faut la réaliser.
Donc, en résumé, plus de moyens, plus de personnel qualifié, plus d'écoute mutuelle amélioreront la qualité si en parallèle on adapte la réglementation aux besoins réels des personnes et non pas à une philosophie de l'aide parfois mal adaptée aux attentes réelles des personnes, dans le respect de leur choix de vie qui doit être respecté totalement !